Pas touche à nos foufounes [bis] !

1000 personnes ont manifesté samedi à Gênes, contre l’implication du Vatican dans la vie publique et politique italienne. Les femmes étaient de la partie pour dénoncer -entre autres- la condamnation réitérée lundi par Benoît XVI de la loi italienne sur l’avortement. “Je suis féministe depuis 1963 et il me faut encore manifester pour les mêmes choses qu’il y a 40 ans“ …

La lutte n’est pas finie : il nous faut continuer à arracher notre liberté ! Volonté, acharnement et perspicacité.

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17 mai 2008.

Un millier de militants anticléricaux ont manifesté samedi après-midi à Gênes alors que le pape Benoît XVI arrivait en avion dans cette métropole du nord-ouest de l’Italie pour un voyage pastoral de deux jours en Ligurie, a constaté l’AFP.

Les manifestants, rassemblés dans un quartier excentré près du port industriel de Gênes, ont défilé dans le calme pour défendre “la liberté, les droits, la laïcité” contre les “ingérences quotidiennes du Vatican dans le débat public et la vie politique italienne“. Au même moment, des milliers de fidèles enthousiastes malgré la pluie attendaient le pape à Savone, à une quarantaine de kilomètres de là, première étape de ce voyage du chef de l’Eglise catholique.

Les manifestants de Gênes, répondant à l’appel de la “fierté laïque”, un collectif d’associations d’extrême gauche et de défense des droits des femmes et des homosexuels, ont notamment dénoncé la condamnation réitérée lundi par Benoît XVI de la loi italienne sur l’avortement. Le pape a estimé que cette loi adoptée il y a 30 ans avait provoqué une “blessure” toujours ouverte dans la société. “Je suis féministe depuis 1963 et il me faut encore manifester pour les mêmes choses qu’il y a 40 ans“, s’est exclamée Silvana, une élégante septuagénaire en jeans, interrogée par l’AFP.

La “fierté laïque” a aussi dénoncé le financement par l’Etat italien des activités de l’Eglise catholique évalué dans un communiqué à neuf milliards d’euros par an. L’ancien sénateur communiste dissident Franco Turigliatto, qui a perdu son siège lors des récentes élections législatives anticipées remportées par la droite, était la seule personnalité politique nationale présente à Gênes. Il a déploré “l’affaiblissement de la résistance du monde politique aux ingérences insupportables du Vatican“. C’est la deuxième fois en trois ans de pontificat qu’un déplacement de Benoît XVI en Italie provoque une manifestation d’hostilité. En janvier 2008, le pape avait annulé une visite prévue à l’université La Sapienza de Rome pour l’inauguration de l’année universitaire, devant l’irritation d’un groupe d’enseignants et la fronde de petits groupes d’étudiants.

Source : France Info.


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