Megavision, es complice de maltrato a las mujeres.

juin 28, 2008

Mais la violence contre les femmes n’est pas un spectacle.
Ricardo Claro :
Tu peux faire cela parce que tu as de l’argent et du pouvoir et parce que ni l’Etat, ni la loi, ni les flics du Chili, ni les juges de la famille, ni le sernam (sorte de maison de la femme gouvernementale), ni le gouvernement, ne protègent les femmes.

Parce que les états et les institutions sont machistes, racistes et classistes comme Megavision.

La chaîne de télévision publique chilienne Megavision a appelé “registre brutal” le viol en direct d’une femme par caméra cachée. La chaîne est dirigée par le très pinochetiste Ricardo Claro. Le voyeurisme des médias n’a pas de limite et la surenchère rapporte. Seule la force collective peut imposer. Ci-dessous le communiqué de Feminista autonomo.

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Créer et prendre nos propres armes.

juin 26, 2008


Mères assassines ?

juin 24, 2008

La société ne prend pas en charge -ou très peu- et rejette les personnes handicapées. Les enfants handicapés sont toujours -voire totalement- à charge des parents -et le plus souvent de la mère. Comme les nourrissons, les enfants en bas âge : pour lesquels on suppose que la fusion entre la mère et l’enfant crée un lien particulier, que donc le père ne doit pas trop interférer, ou doit savoir s’effacer un minimum, ou est purement absent. Seulement voilà : c’est dur et c’est un travail à PLEIN temps. Des mères étouffent et voient comme unique solution la disparition du “problème”. Que dit la justice ? Elle comprend. La “mère-tueuse” de sa fille handicapée de 26 ans est un cas d’école. La mère est seule face à la maladie grave et les souffrances de sa fille, la mère est détruite physiquement et moralement, mais au vu de l’opinion publique : elle est courageuse. Finalement : tuez-vous à faire grandir vos enfants, et si c’est trop dur : tuez-les. L’Etat comprendra. Bref, dans ce cas, la société cautionne des pratiques eugénistes et la destruction psychologique des mères. Dans d’autres cas d’infanticides de nourrissons : la société punit ou déclare les mères malades et monstrueuses. Le problème n’est pas juridique : c’est un problème social ! Ses racines sont : la solitude des mères, l’individualisation de l’éducation, la mise au ban des handicapés.

Mères dévouées, mères absentes, infanticides ?

Soyons solidairEs face à l’éducation. Réflexion et organisation collective !

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NON.

juin 21, 2008

« pas maintenant » ça veut dire NON
« j’ai un copain/une copine » ça veut dire NON
« peut être plus tard » ça veut dire NON
« non merci » ça veut dire NON
« tu n’es pas mon genre » ça veut dire NON
« va te faire foutre » ça veut dire NON
« maintenant laisse moi tranquille » ça veut dire NON
« ne me touche pas » ça veut dire NON
« je t’aime bien, mais… » ça veut dire NON
« allons juste dormir » ça veut dire NON
« je ne suis pas sûre » ça veut dire NON
« tu as, j’ai trop bu » ça veut dire NON
« pffff » ça veut dire NON
« j’ai mal à la tête » ça veut dire NON
« le silence » ça veut dire NON
« … » ça veut dire NON

Prendre conscience de toutes les fois où on a dit NON -sans que ce soit entendu.

Pour apprendre à le dire fort, profondément, violemment s’il le faut : NON.


Enfermement et transformation.

juin 19, 2008

Le texte qui suit est un chapitre du livre “Prisonnières” (1977) enquête sociale faite par deux femmes elles-mêmes emprisonnées, Catherine Erhel et Catherine Leguay. La mère remplit sa fonction de reproduction de la force de travail : plier les enfants aux impératifs de la société telle qu’elle est. La femme qu’elle est aussi, est opprimée par le patriarcat. La femme-mère reproduit un système -capitaliste et patriarcal- qui l’opprime, la réduit et la nie en tant que personne autonome.

Les femmes peuvent transformer ensemblE le rôle de reproduction qu’on leur a assigné, en une force pour se libérer.

” Dans une famille idéale, telle que la représente l’imagerie publicitaire et idéologique dont nous sommes nourries dès notre enfance, les hommes travaillent, les enfants sont beaux, gentiment turbulents, réussissent à l’école, et la femme est le pilier du bonheur familial.

L’image de la famille idéale, la définition sociale de ce que chacun devrait être et faire, intervient pour occulter les vraies causes de l’oppression des femmes (…) La Famille-Heureuse est un mirage qui, par ses aspects séduisants, exerce une véritable fascination. Une fascination qui se retourne en oppression pour la classe ouvrière, puisque c’est un modèle qui correspond au mode de vie de la bourgeoisie, au mode de domination de la bourgeoisie.

Dans sa vocation d’éducation la mère est essentiellement répressive et conservatrice. Elle mate, elle dresse ; elle canalise l’énergie un peu anarchique des enfants dans des rapports affectifs (…)

La mère porte en écharpe les valeurs qui la nient en tant que femme ; elle les met en pratique et cherche à s’y réaliser. Elle se fait par là même l’instrument de sa propre domination.”

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You can cook you can fight.

juin 17, 2008

Dans les recoins de l’oppression se cachent les solutions d’une véritable libération. Retourner ce qui nous a toujours étouffées, en autant d’armes précieuses pour se libérer. Chercher en dedans ses propres outils, et laisser les apparences tromper l’en-dehors.


Hymne des femmes.

juin 17, 2008

Ci-dessous les paroles de l’hymne des femmes, sur l’air du chant des marais. Le chant des marais est ici chanté par une femme : c’est un chant des camps de concentration, porteur d’espoir en un futur printemps sur “une terre d’allégresse où nous pourrons sans cesse, aimer, aimer, aimer”, enfin libres.

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Du fond de mes tripes : NON !

juin 14, 2008

Les femmes sont habituées à voir leur avis négocié, maléable. Une femme qui dit non, c’est une femme qui pourrait potentiellement dire oui en poussant un peu. En culpabilisant, en parlant, en imposant, en intimidant, en faisant peur, en insultant … C’est pourquoi beaucoup de femmes se sentent souvent indécises : pour ne pas décevoir, comment se plier en quatre, comment dire NON sans en avoir l’air… Indécises et lâches, cherchant protection, elles sont éduquées à l’être. En fait, les femmes doivent apprendre à affirmer leur volonté. Elles seules peuvent le vouloir, le décider et le faire. Se donner les moyens peu à peu d’assumer ses positions avec force et dignité.

Discutons, partageons, apprenons à oublier la lâcheté et obliger le respect, par tous les moyens nécessaires.

Dire NON du plus profond de soi ! La tête haute et le regard droit.


Manifestazione Notturna contro la violenza maschile.

juin 12, 2008

International feminism !

Les féministes et les lesbiennes italiennes en lutte organisent une marche de nuit “en jumelage” avec celle de Paris, à Bologne ce samedi 14 juin. Elles se réunissent pour un week-end en assemblée nationale pour discuter et construire. Les sujets sont : violence, antifascisme, antiracisme, antisexisme, communication. Leur blog


我们团结却又愤怒 !

juin 11, 2008

чтобы больше не позволять наступать на себя днем !

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Foetus et identité juridique.

juin 10, 2008

A Montréal, un millier de personnes ont manifesté contre le projet de loi C-484, ce 1er juin 2008. “Les femmes ont arraché à la droite religieuse et conservatrice le droit de décider de leur corps. Nous ne voulons pas retourner en arrière. (…) Le corps des femmes a toujours été considéré comme une propriété publique. (…) Cette tentative de restreindre la liberté des femmes utilise un univers peu connu de la population : le droit. En donnant à « l’enfant non encore né » un statut juridique distinct de la mère, le projet de loi C-484 affirme que la femme enceinte n’est plus une seule personne. (…)”

Pour ne pas revenir en arrière.

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Women against fascism.

juin 8, 2008

“Women against fascism” nous envoie ce tract-communiqué d’une action-collage contre un rassemblement de “SOS-tout-petits” à Paris. Informer et combattre partout où la dignité et la liberté des femmes sont écrasées par des sexistes, des fascistes. “SOS-tout-petits” pense que depuis que Eve a mordu la pomme, les femmes ont répandu la parole du diable, le mal et la sorcellerie sur la terre. Le tract de l’action est reproduit ci-après. Ce genre d’initiatives est à multiplier. N’hésitez pas à nous envoyer vos comptes rendus de lutte !

Ce samedi 7 Juin, l’association « SOS-Tout petits » organise un rassemblement/prière ICI sur la place Saint-Michel. Ils disent « prier la sainte-vierge pour l’âme des bébés avortés et la conversion de leur mamans ».

FEMMES, LE DROIT A L’AVORTEMENT N’EST PAS UN ACQUIS ETERNEL !

DEBOUT LES FEMMES ! MORT AU FASCISME !

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Sisterhood.

juin 5, 2008

La sororité comme espace d’autonomie de lutte et de réflexion sur les oppressions subies et les oppressions actives. Tendre à ne plus se laisser opprimer ni à être l’oppresseuse de personne. Pour collectivement : mener des campagnes dans nos quartiers, se mobiliser en solidarité (faire passer l’envie de recommencer aux hommes qui tabassent), multiplier les petits groupes d’action…

Ne rien lâcher. Parce que ensemblE TOUT est possible.


Combahee River Collective.

juin 5, 2008

La déclaration qui suit [extraits en français, totalité en anglais] date de 1977. Le Combahee River Collective a participé à de nombreuses luttes féministes (contre les stérilisations abusives, pour le droit à l’avortement…) mais aussi de libération des Noirs (Civil Rights, Black nationalism, the Black Panthers). Elles ont dégagé une force de réflexion et d’action collective à partir de la prise de conscience des oppressions simultanées : sexisme, race, classe, hétérosexisme.

“En tant que féministes et lesbiennes Noires, nous savons que nous avons une fonction révolutionnaire explicite à assumer, et nous sommes prêtes pour la vie entière de travail et de lutte que nous avons devant nous.”

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Non négociable.

juin 3, 2008

Les femmes sont souvent -plus ou moins seules- à gérer leurs enfants, c’est donc à elles que doit revenir le choix de mener une grossesse à terme. Pas de prise en charge COLLECTIVE, pas de décision collective.


Se libérer, c’est nécessairement fun…

juin 1, 2008

… sinon pourquoi sortir de sa prison ?

Face aux pressions sociales qui passent par la famille, les filles veulent toujours et encore du fun ! Mener une vie droite, respectable -les parents l’exigent, vivre belle et gentille, protégée et cachée -les garçons en rêvent. Cyndi répond qu’elle veut être celle qui marchera sur le soleil.

Cyndi Lauper, chanteuse féministe et progressiste des années 80, a sorti le vidéoclip de “Girls just wanna have fun” en 1983. “She bop” suit dans le même album, et défend les plaisirs de la masturbation.

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Lesbiennes féministes : des propositions politiques.

juin 1, 2008

Les hétéros féministes ont plus de mal à admettre la nécessité de la non-mixité, dans la lutte de libération des femmes, que les lesbiennes féministes qui la vivent au quotidien. Les gays peuvent-ils être des alliés objectifs des lesbiennes ? Le système patriarcal produit les violences masculines. Mais les hommes ne sont pas “naturellement” violents. Les lesbiennes ont souvent été invisibilisées, le couple lesbien nié. Elles sont doublement opprimées par le patriarcat : en tant que femmes et en tant que lesbiennes. Cela en fait-il des féministes plus radicales ? Voici un texte qui survole ces différentes questions.

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