La société ne prend pas en charge -ou très peu- et rejette les personnes handicapées. Les enfants handicapés sont toujours -voire totalement- à charge des parents -et le plus souvent de la mère. Comme les nourrissons, les enfants en bas âge : pour lesquels on suppose que la fusion entre la mère et l’enfant crée un lien particulier, que donc le père ne doit pas trop interférer, ou doit savoir s’effacer un minimum, ou est purement absent. Seulement voilà : c’est dur et c’est un travail à PLEIN temps. Des mères étouffent et voient comme unique solution la disparition du “problème”. Que dit la justice ? Elle comprend. La “mère-tueuse” de sa fille handicapée de 26 ans est un cas d’école. La mère est seule face à la maladie grave et les souffrances de sa fille, la mère est détruite physiquement et moralement, mais au vu de l’opinion publique : elle est courageuse. Finalement : tuez-vous à faire grandir vos enfants, et si c’est trop dur : tuez-les. L’Etat comprendra. Bref, dans ce cas, la société cautionne des pratiques eugénistes et la destruction psychologique des mères. Dans d’autres cas d’infanticides de nourrissons : la société punit ou déclare les mères malades et monstrueuses. Le problème n’est pas juridique : c’est un problème social ! Ses racines sont : la solitude des mères, l’individualisation de l’éducation, la mise au ban des handicapés.
Mères dévouées, mères absentes, infanticides ?
Soyons solidairEs face à l’éducation. Réflexion et organisation collective !