En Egypte 83% des femmes se disent victimes d’agressions sexuelles dans la rue. L’Etat et la Justice cautionnent, les bourgeoises disent que ce n’est pas si courant, et la publicité et la religion prônnent le voile pour se protéger. Seulement voilà, les femmes en question, elles disent qu’avec ou sans voile, le harcèlement est identique.
Et toujours le même discours … Un homme note : «Ces femmes qui traînent dans la rue, elles le cherchent, non ?»
Elles cherchent quoi ? Quand toutes les femmes décideront que chercher à se promener tranquillement où et quand bon leur semble est une question de survie, le pouvoir patriarcal s’effondrera. Nous seules pouvons le faire.
La cour d’appel de Montpellier a estimé ce mercredi 21 janvier 2009 que l’agresseur présumé d’une lesbienne était bien coupable.
Des femmes sont victimes de violences parce qu’elles sont des femmes.
Des lesbiennes sont victimes de violences parce qu’elles sont des lesbiennes, et parce qu’elles sont des femmes.
La justice bourgeoise et patriarcale protège des agresseurs et des violeurs parce qu’ils sont des hommes, et qu’ils ont le pouvoir.
Autodéfense, entraide et organisation autonome !
Ci-dessous le communiqué du Collectif Contre l’Homophobie.
Des femmes de courage sont derrière chaque exploit accompli, et ainsi l’avenir du monde avance pas à pas, bataille après bataille …
“Ici, dans le Sud, question racisme, on sait à quoi s’en tenir. J’ai commencé à protester vers 9-10 ans. Je refusais de m’écarter du trottoir pour laisser passer un Blanc lorsque nous allions en centre-ville… Lycéenne, j’ai jeté par la fenêtre d’un bus, avec un ami, la pancarte “colored”.
Four women : Dans cette chanson écrite et composée par Nina Simone, elle tisse ensemble les monologues de quatre femmes afro-américaines, reflétant chacune un stéréotype. Elles sont : celle qui travaille dur mais qui n’est jamais appréciée, Tante Sarah – la métisse Saffronia – la prostituée, Sweet thing – et enfin celle qui a la colère et l’amertume des pêches, Peaches, qui est furieuse à cause de ses ancêtres esclaves et veut frapper. Dès sa sortie, la chanson a été parfois mal comprise, certaines stations de radio noires ont même refusé de la passer car ils ont pensé qu’elle était raciste …
Le verdict est tombé le 15 janvier 2009, Isa restera enfermée encore pendant au minimum 6 mois (renouvelables) … et toujours en attente d’un procès !
La justice baillonne les réfractaires, la justice baillonne Isa : Mais Isa est en lutte jusqu’entre ses quatre murs ! Courage à Isa et à toutes ses soeurs de calvaire !
Dorénavant : Mords, fous toi
Des couvre feux, des contre forts
Le tout pour le tout, envers et
Contre tout, contre tous
Dors et déja,
Vise et avise
L’offensive se précise
L’instant t’es propice alors
Augmente la mise
Insiste soeur sister
Persiste soeur sister
Résiste soeur sister
Existe soeur sister
Le dimanche 25 janvier, journée rencontre “Féminisme et lesbianisme politique versus la mondialisation/marchandisation – Rien n’est nouveau et on n’est pas les seules”
DébatCiné vous propose de venir rencontrer Lundi 19 janvier 2009 à 19h30 Maria Galindo, cofondatrice en 1992 du mouvement féministe et lesbien bolivien « Mujeres Creando » (Femmes qui créent).
Leur dispositif d’actions transversales contre le racisme, le sexisme, l’homophobie, le libéralisme et la violence étatique… lie la propagande, les graffitis, les actions de rue, les émissions télévisuelles et radiophoniques, une revue, des ouvrages, l’action directe et la création d’un café et d’une maison autogérée « Virgen de los Deseos » (Vierge des Désirs)…
“Depuis le début des années 80, les féministes Latino-Américaines et Caribéennes ont créé un espace régional d’articulation politique : Les Rencontres Féministes Latino-américaines et Caribéennes. Grâce à ces Rencontres nous avons réussi à développer des réseaux d’action collective, à fixer des dates de luttes communes et à signer des pactes de liens politiques d’identité et de solidarité régionale.”
1500 femmes sont attendues du 16 au 20 mars 2009 à Mexico ! Le thème de cette rencontre – qui a lieu plus ou moins tous les deux ans : les fondamentalismes. Se rassembler, analyser, confronter, réfléchir, agir …
” Ya ceux qui parlent fort : nanani – nananère
La ramènent toujours : moi j’ai faire, j’vais faire
Cherchent à chaque fois à déclencher une guerre
Et puis qu’on voit fuire, au moment où faut la faire :
J’t'ai vuuuuuuu !
Ils parlent beaucoup trop et pensent qu’ils sont intéressants
Et en public faut voir comme ils font
(…) Ils me gènent, pompent mon oxygène ! “
Commentaires Fermés | Culture | Permalien Publié par Libération des femmes