“Mais elles sont où les meufs qui rapent ?”
juin 30, 2009“En Bretagne, c’est un peu mort, on broie du noir, il n’y a rien à faire. J’ai eu beaucoup de temps pour écrire. Quand j’écris c’est souvent sombre, je dois être comme ça à l’intérieur. Je mets tout sur papier pour garder le sourire, et j’ai aussi écrit quelques textes joyeux pour aérer un peu.” Agonie, rapeuse de 22 ans, originaire de Bretagne, pose un flot rageur avec des mots qui tranchent. Elle témoigne de son parcours, sur sa page internet ici
“J’ai pas d’imper et j’veux pas qu’tu m’raccompagnes !”
“Solide comme la pierre face à l’eau qui déferle, Faudra être fière, la tête haute, même face aux défaites, faudra tout faire, ne pas s’taire, ne pas s’contenter des miettes”
Projections : les femmes kurdes du Mont Ararat.
juin 16, 2009“Les femmes du Mont Ararat”, projection-discussion autour d’un mouvement féministe Kurde.
Ce documentaire, filmé en 2004 par un réalisateur indépendant, retrace la vie d’un manga de femmes, l’unité de base de la guérilla composée de six combattantes, au Kurdistan.
C’est un témoignage incroyable sur la vie quotidienne de femmes, qui font partie d’un mouvement non mixte ayant pour but tout autant la reconnaissance de l’identité nationale que l’émancipation féministe à l’intérieur de la société Kurde.
Le film sera présenté par une membre du Mouvement des Femmes Kurdes pour la Paix, qui nous parlera de la situation de ces femmes, engagées dans une guerre qu’elle n’ont pas choisie et qui se battent pour la paix, la justice et l’égalité des genres.
Inversion des rôles.
juin 15, 2009Nous n’aspirons pas à devenir ou réagir comme nos bourreaux. Oui chacune mérite le respect.
Les injonctions à être disponible à toute heure, gênées et souriantes, lorsqu’ils nous alpaguent et nous reluquent, nous le vivons toutes.
Si nous refusons “l’invitation” ou répondons à leurs intronisations dans notre espace personnel : les insultes font suite aux compliments, et pleuvent pour nous tomber dessus telle la grêle glaciale en plein hiver.
Nous le vivons comme une violence intolérable et comme une offense ignare à la grandeur de notre intelligence collective -récolte accumulée de l’oppression si bien assimilée depuis notre tendre enfance. Seulement voila, si l’idée de vengeance collective ne mène nulle part, l’humour et la folie nous sauvent un peu chaque jour.
Car quelle montagne de bêtise méprisable que le comportement des hommes, des gros et petits machos, dans la rue, au boulot, tous les jours, toutes les nuits, avec leurs femmes, avec les femmes …

Publié par Libération des femmes
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