“Je ne suis pas folle !”
juillet 7, 2008“Les femmes de Stepford”, roman d’angoisse écrit en 1972 par Ira Levin parle de la difficulté d’une femme devant l’abîme sans fin de la prise de conscience. Maintenant elle sait. Et rien ne sera plus jamais comme avant. Comment continuer à subir quand on sait ? Voilà pourquoi les femmes préfèrent ne pas savoir. Une seule solution : trouver des alliées. Quand on commence à savoir, il faut se battre pour survivre. Sinon l’entourage rend la vie impossible. “Je ne suis pas folle” se dit Johanna, l’héroïne du roman.
La transformation des êtres en machines et l’aliénation brute suinte directement de la mère patrie, au coeur de la bête capitaliste, propulsée par la plus haute technologie mise au service de la barbarie patriarcale avec ses rêves morbides de contrôle total sur le corps et l’âme des femmes.
Analyse et résumé du roman, ci-après.
“Le plaisir il est en nous !”
juillet 5, 2008La dernière émission des marseillaises, le “complot des cagoles” parle du plaisir. Du point G introuvable, de la masturbation qui ne file plus la jaunisse, de la pénétration soi-disant obligatoire pour que les femmes jouissent. Les “love-shop” sont sensés être des sex-shop au féminin : évidemment, pour les femmes il n’est plus question de sexe mais d’amour. Les premières études sur le plaisir des filles sont arrivées très tard. En 1976, un rapport disait que 98% des femmes n’atteignent pas l’orgasme par pénétration. Les chiffres ont changé par la suite …
Pour écouter l’émission
Let’s fight white pride.
juillet 3, 2008Born to hate affiche le logo de la kampagne “Let’s fight white pride”, lancée par des allemands : contre le racisme, le fascisme et le sexisme dans la scène hardcore.
No sexism
No nazi shit
No tough guy !
Born to hate !
juillet 3, 2008Born to hate s’est formé en 2005. Quatre filles de Barcelone qui posent du hardcore -chant en espagnol -label indépendant.
Hymne des femmes.
juin 17, 2008Ci-dessous les paroles de l’hymne des femmes, sur l’air du chant des marais. Le chant des marais est ici chanté par une femme : c’est un chant des camps de concentration, porteur d’espoir en un futur printemps sur “une terre d’allégresse où nous pourrons sans cesse, aimer, aimer, aimer”, enfin libres.
Se libérer, c’est nécessairement fun…
juin 1, 2008… sinon pourquoi sortir de sa prison ?
Face aux pressions sociales qui passent par la famille, les filles veulent toujours et encore du fun ! Mener une vie droite, respectable -les parents l’exigent, vivre belle et gentille, protégée et cachée -les garçons en rêvent. Cyndi répond qu’elle veut être celle qui marchera sur le soleil.
Cyndi Lauper, chanteuse féministe et progressiste des années 80, a sorti le vidéoclip de “Girls just wanna have fun” en 1983. “She bop” suit dans le même album, et défend les plaisirs de la masturbation.
“Tout ce qui est marrant à faire est viril !”
mai 25, 2008et … “Tout ce qui permet de survivre est viril !”
Le Collectif Des Pétroleuses -non-mixte- nous apporte une parole féministe tous les 1er mercredis du mois sur RADIO GALERE, radio locale et militante de Marseille (88.4 FM). Le complot des cagoles : une nouvelle émission féministe. Prochaine émission le 4 juin 2008.
Zara Moussa : rap du Niger.
mai 7, 2008
Dans cet album militant, loin des clichés, ZM s’élève contre toutes les formes d’injustices, celles faites aux femmes ainsi que celles subies par l’Afrique et sa jeunesse.
Nuit de Walpurgis : Les sorcières sont de sortie.
avril 30, 2008“Le bruit de la pluie sur les toits en tuiles était assourdissant. Dans les maisons, on se serrait autour du feu de cheminée, inquiet, silencieux. C’était la terrible nuit de Walpurgis, pendant laquelle les sorcières quittent leurs antres pour aller réciter le sabbat impie et diabolique, la messe noire, dans les sombres forêts et sur les collines désertes…” La nuit de Walpurgis (30 avril-1er mai) est fêtée dans de nombreux pays d’Europe depuis très longtemps, et ce malgré les interdits et excommunications…
Les luttes féministes du rap africain
avril 20, 2008La culture hip hop s’enracine à travers tout le continent africain. Alors que les rappeurs sont devenus les figures de proues du combat féministe, les femmes sont de plus en plus nombreuses à s’imposer dans le mouvement. Des rappeuses qui dénoncent sans tabous les injustices que subit la femme africaine au quotidien : Priss K, ALIF, ZM …
Rap féministe de Dakar.
avril 14, 2008“Parce que nous vivons dans une société, où la femme, elle est toujours derrière.”
Suprêmes dindes !
avril 2, 2008“Ma bimbo” riche, belle et célèbre.
mars 27, 2008Tout ce dont rêve une femme dès sa plus tendre enfance : “Ma Bimbo” l’a fait ! Ultra-sexiste, le but du jeu est : devenir la bimbo la plus belle, la plus riche et la plus populaire. Pour cela il faudra : un logement, un travail pour acheter toutes les fringues qu’elle veut, une nouvelle coupe de cheveux, faire ses courses au marché (light), des séances d’UV … Mais la version française (2006) est “soft”, avec une “certaine éthique” : Nicolas Jacquart a réalisé la version anglaise, qui permet elle : de se faire refaire les seins, de prendre des pillules coupe-faim, de se payer un lifting … Selon lui “ce n’est que le reflet de la vie réelle”. Bien-sûr…
Le viol au service du plaisir ?
mars 22, 2008Les Editions du Seuil ont publié en février 2007, un livre de Michel Dubec : Le plaisir de tuer. Dans ses écrits (retranscrits par la journaliste Chantal de Rudder -rédactrice en chef au Nouvel Observateur), Michel Dubec nous livre une justification du viol en règle, sous couvert d’arguments liés à la nature de la sexualité masculine. Il explique “l’intérêt à obtenir la défaveur de sa partenaire” en nous parlant d’une réalité crue et tue, et pourtant tellement concréte pour tant de filles et de femmes aujourd’hui.
Moi j’en ai marre de m’dire tanpis !
mars 20, 2008Kayna Samet, jeune chanteuse niçoise de 26 ans, entre soul et rap, chante la dureté du quotidien. Blazée d’une vie pas rêvée, entre taf de merde et factures impayées : elle nous livre ce clip d’une vie qui tourne en rond -qui tourne pas rond. On sent bien la difficulté de grandir, quand la vie ne promet rien… surtout aux femmes. Elle montre au travers de son clip, les images de sa mère : entre courses, popotte et ménage, sans une plainte, sans un sourire. Seules, les femmes sont souvent tristes, dans une réalité opressante. Ensemble, la joie nous gagne, car nous sommes toutes des comploteuses, d’un présent, d’un avenir, où on aurait des choses à dire.
La sororité, comme réalité pour se libérer.
Toutes clitoridiennes.
mars 13, 2008Les femmes ont un organe rien que pour le plaisir, il s’aprivoise, il s’éduque. Les femmes frigides n’existent pas. Les femmes sont toutes “clitoridiennes”. Le Clitoris, ce cher inconnu est un docu qui vaut le coup, qui contrecarre les clichés habituels sur la sexualité féminine.
Ladyfest-Liège : 19/04/08.
mars 12, 2008Ladyfest, ce sont des festivals -Do It Yourself- féministes “qui visent à promouvoir la création artistique féminine. Cela inclut l’organisation de concerts (tous styles musicaux), performances (spoken word, théâtre, poésie, danse,…), projections de films, débats, actions, DJ’s et expositions.” Chaque Ladyfest a ses propres objectifs. Certains sont plus basés sur l’art féminin de manière générale, d’autres -plus dans l’action/réflexion- allient arts à consommer, arts à pratiquer, débats et ateliers divers et variés : parce que nous sommes capablEs de TOUT !
The dead girl, la guerrière.
mars 6, 2008Sorti ce mercredi 5 mars 2008 dans quelques salles, ce n’est pas une diatribe féministe et victimiste, comme voudrait le faire croire le grand critique petit bourgeois Telerama. C’est un cri qui hurle le vécu quotidien des femmes, dans la famille avant tout. Ce sont des femmes comme toutes les femmes : elles souffrent, et c’est tellement banal, anodin, réel. Film américain indépendant, “The dead girl” vaut le détour…

Publié par Libération des femmes




