Le tabou du clitoris : une invention “moderne”

septembre 4, 2009

Au Moyen-Age, la masturbation seule ou en couple était largement pratiquée par les deux sexes, parfois à visée contraceptive.
Vers 1750, un peu avant la Révolution, s’installe progressivement l’interdit de la masturbation, mais cette prohibition ne vise au début que les hommes.

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Vous êtes notre digne HistoirE, nous sommes notre Futur à toutes, têtes hautes !

mai 11, 2009

MoptyEÉmilienne Mopty. Femme de mineur, durant la grève, elle prend la tête des manifestations de femmes, à Hénin-Liétard le 29 mai 1941 et Billy-Montigny le 4 juin.
Le mouvement s’étend rapidement. Un peu partout, les femmes forment des rassemblements, barrent l’entrée des fosses et exhortent les mineurs à la grève. Elles manifestent devant les bureaux des compagnies, à Liévin, à Hénin-Liétard (Hénin-Beaumont), à Billy-Montigny… Pour les disperser, les Allemands n’hésitent pas à faire usage de leurs armes.
La grève se poursuit. Les troupes allemandes occupent les puits, tandis que les lieux publics, cafés, cinémas… sont fermés et les rassemblements de personnes interdits. Le paiement des salaires est suspendu, les cartes de ravitaillement ne sont plus distribuées.
Les arrestations se multiplient. (…)

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Le 21 avril 1945 : Premier vote des femmes en France.

avril 30, 2009

We shall overcome ["Nous triompherons"] !

janvier 22, 2009

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Des femmes de courage sont derrière chaque exploit accompli, et ainsi l’avenir du monde avance pas à pas, bataille après bataille …

“Ici, dans le Sud, question racisme, on sait à quoi s’en tenir. J’ai commencé à protester vers 9-10 ans. Je refusais de m’écarter du trottoir pour laisser passer un Blanc lorsque nous allions en centre-ville… Lycéenne, j’ai jeté par la fenêtre d’un bus, avec un ami, la pancarte “colored”.

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“Le privé est politique”

décembre 11, 2008

Ulrike Meinhof  met en avant les contradictions pour les femmes dans leur chemin vers la libération.  La lutte est pour les femmes évidemment sur tous les fronts. En fait, nous n’avons pas le choix : notre quotidien est politique.

Traduction :

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La propriété privée ou la voie vers la vie nouvelle.

décembre 7, 2008

Nous avons toutes des éclairs de survie, des envie de s’exiler dans un monde où on aurait une place. C’est de ces désirs concrets que nous pouvons faire naître un avenir nouveau. Parler entre nous pour comprendre jusqu’où va notre rôle. Disposer ensemble du pouvoir de tranformer cette condition d’asservies en une envie profonde et collective d’oser traverser le fleuve des illusions. Pour voir ce qu’on pourrait faire dans la riche plaine de l’autre côté, et tout ce que nous voudrions inventer comme nouvelles façons de vivre ensemble. “Voir loin, deviner, imaginer. Commencer à lire dans les conditions particulières de l’oppression de la femme le Nouveau qu’il faut inventer. Ce qu’on invente vient toujours de la forme spécifique d’oppression qu’on a subi. La révolte, l’exigence particulière d’affirmation de soi vient de la façon particulière dont la dignité a été refusée, à une classe, à une couche, à une race, à un sexe opprimé. (…) C’est pourquoi il faut enquêter, saisir les aspirations vivantes concrêtes des masses. Comment tous les jours elles inventent (et pas seulement par leur révolte, en creux, mais de façon embryonnaire et positivement) la vie nouvelle. C’est à dire la signification des luttes des femmes. (…)”

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« Je ne suis pas moins en colère mais je m’énerve moins »

novembre 13, 2008

Pourquoi la non-mixité ? “Le Torchon brûle” dans son premier numéro en 1971 publiait l’article ci-dessous, qui ne répond pas du tout à la question ! C’est un témoignage qui parle plutôt de l’effet de la prise de conscience féministe sur la vie quotidienne, et qui montre à quel point l’oppression patriarcale handicape la vie des femmes. Les femmes se mésestiment et se sentent souvent limitées intellectuellement. Entre elles, les femmes prennent la parole, et leur perception d’elles-mêmes change ! Elles découvrent le plaisir d’être fières et dignes : la tête haute et la démarche assurée. « Dans la rue je marche mieux. J’ai l’impression de marcher sur mes deux jambes. » « J’ai retrouvée ma voix »

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L’interrogatoire.

novembre 6, 2008
Chargée du transport d’armes, elle a participé à une centaine d’attaques contre l’armée d’occupation. Déportée, elle fut guillotinée dans la cour de la prison de Stuttgart, le 10 mai 1944, le jour de son trente-deuxième anniversaire. Ci-dessous des extraits de l’interrogatoire de Golda par le commissaire de police, ou comment répondre précisément à des questions sans rien dire qui ne soit déjà su …

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“Assata is welcome here !”

septembre 15, 2008

Assata Shakur est une des fondatrices de la BLA, Black Liberation Army. Elle est arrêtée en 1973, puis évadée par un commando de la BLA en 1979 : elle vit depuis à Cuba où elle avait été accueillie en tant que réfugiée politique. Elle continue entre autres, la lutte pour la libération des prisonnièrEs politiques.

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Prendre le pouvoir qui nous revient et les responsabilités qui vont avec.

septembre 5, 2008

“We can’t generate people’s war if we continue to act and to think as if all people are men, and as if all children are boys. We can’t build a mass movement if we fail to allow womyn a proportionnal share of power.”


En souvenir de Saida.

août 22, 2008

Saida Menebhi est décédée en 1977, suite aux tortures et à une grève de la faim de 40 jours. Elle était emprisonnée depuis presque 2 ans à la prison civile de Casablanca. Saida avait écopé de sept années de prison,  condamnée ainsi que 138 autres camarades marxistes-léninistes, pour atteinte à la sureté de l’état et outrage à magistrat. Le jour du procès, elle affirme son soutien à l’autodétermination du peuple sahraoui, et elle dénonce particulièrement la situation d’oppression que vivent les femmes au Maroc (sous les applaudissements du public).

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Poèmes de Saida Menebhi (1952-1977).

août 21, 2008

(…) Nous marchions
La tête haute, le regard perdu
Tu parlais d’un monde merveilleux
Qui viendrait car nous le voulons
Dans ce monde, disais-tu
Les enfants ne connaitront plus la misère
Les mamans n’abandonneront plus leurs bébés
Les femmes ne seraient plus battues
Méprisées, avilies
Nous marchions encore et toujours
Comme des fous et des damnés
Lorsque nous sommes arrivés
Déjà je rêvais.

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Mère et féministe ?

juillet 1, 2008

Dans les années 70, le mouvement féministe analyse la maternité comme un esclavage des femmes. A l’époque, la majeure partie des militantes n’a pas d’enfant, et l’heure est à la lutte pour l’avortement. La position radicale de libération individuelle est dans le refus pur et simple de la fonction de mère.

Il en faut de l’amour, n’est-ce pas, pour accepter de se transformer en machine à soigner, pour renoncer, pendant les années les plus actives, à toute vie personnelle ?

Si la maternité est un esclavage pour les femmes et si on le leur dit, leur montre et démontre, alors elles peuvent y échapper. Et si elles y échappent alors dans une certaine mesure, elle se libèrent parce qu’elles rompent avec l’un des principaux outils ou des principales armes de leur oppression spécifique.

On dénonce le rôle de la mère comme « la courroie de transmission de l’oppression des femmes ». Seulement, par la suite, dans les années 76-80, c’est un tout autre point de vue qui émerge. La maternité est poétisée, on décrit les relations charnelles, les sensations, les sentiments, la fusion des corps … Le virage est à 180°.

Entre sensiblerie ou rejet individuel de la maternité, la solution est collective. Les femmes ont des enfants, c’est un fait : aidons-nous, réfléchissons ensemblE. La gestion des enfants n’est pas problématique, elle est politique.

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Combahee River Collective.

juin 5, 2008

La déclaration qui suit [extraits en français, totalité en anglais] date de 1977. Le Combahee River Collective a participé à de nombreuses luttes féministes (contre les stérilisations abusives, pour le droit à l’avortement…) mais aussi de libération des Noirs (Civil Rights, Black nationalism, the Black Panthers). Elles ont dégagé une force de réflexion et d’action collective à partir de la prise de conscience des oppressions simultanées : sexisme, race, classe, hétérosexisme.

“En tant que féministes et lesbiennes Noires, nous savons que nous avons une fonction révolutionnaire explicite à assumer, et nous sommes prêtes pour la vie entière de travail et de lutte que nous avons devant nous.”

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Femmes : complices de satan, ouiiii !

mai 7, 2008

“La sorcellerie serait donc en partie due à une misogynie tenace autant dans la culture populaire que dans la culture savante, principale responsable de cette extermination. Elles y sont rendues coupables, comme dans la bible avec la figure d’Eve, de la dénaturation de l’être humain en général, et de l’homme en particulier. (…) La copulation avec Satan, ou avec des démons, rappelle la survivance dans le monde rural des « fiançailles à l’essai », des concubinages, que veulent extirper de la culture populaire les autorités. Le sabbat, cette « fête sacrilège », n’est que la transposition diabolique des fêtes populaires multiples qui débouchaient fréquemment, l’ivresse aidant, sur des débordements sexuels.”

Un texte sur l’histoire de deux siècles de “sexocide”…

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Nuit de Walpurgis : Les sorcières sont de sortie.

avril 30, 2008

Le bruit de la pluie sur les toits en tuiles était assourdissant. Dans les maisons, on se serrait autour du feu de cheminée, inquiet, silencieux. C’était la terrible nuit de Walpurgis, pendant laquelle les sorcières quittent leurs antres pour aller réciter le sabbat impie et diabolique, la messe noire, dans les sombres forêts et sur les collines désertes…” La nuit de Walpurgis (30 avril-1er mai) est fêtée dans de nombreux pays d’Europe depuis très longtemps, et ce malgré les interdits et excommunications…

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Prises de conscience.

avril 28, 2008

“Les militantes se sont efforcées d’accroître le sentiment de responsabilité communautaire vis-à-vis des femmes qui se battent pour élever leurs enfants seules. Pour elles, il ne fait pas de doute que la compréhension de la condition des Noires pauvres passe à la fois par les mouvements de libération noir et féministe. Elles affirment que la réalité du vécu des plus misérables de leurs soeurs doit être placée au coeur de toute analyse visant à établir une organisation politique de masse.” L’auteure du texte reproduit ici est historienne et professeure à la New-York University. Elle a écrit des critiques sur le black nationalism et le black feminism : ses analyses sont basées sur les rapports entre trois oppressions : race, genre et sexualité. On ne reprochera pas à une universitaire d’oublier l’oppression de classe …

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Vive le 8 mars et vive Clara Zetkin !

mars 8, 2008

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C’est à Copenhague en 1910, lors de la 2° conférence internationale des femmes socialistes, que l’allemande Clara Zetkin propose, pour la première fois, d’organiser une Journée internationale des femmes en vue de servir à la propagande pour le vote des femmes. La conférence réunit une centaine de femmes venues de 17 pays, et adopte aussitôt cette proposition, inspirée des manifestations d’ouvrières qui se sont déroulées aux Etats-Unis en 1908 et en 1909.

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Sorcières, vous avez dit sorcières ?

mars 5, 2008