juillet 1, 2008
Dans les années 70, le mouvement féministe analyse la maternité comme un esclavage des femmes. A l’époque, la majeure partie des militantes n’a pas d’enfant, et l’heure est à la lutte pour l’avortement. La position radicale de libération individuelle est dans le refus pur et simple de la fonction de mère.
Il en faut de l’amour, n’est-ce pas, pour accepter de se transformer en machine à soigner, pour renoncer, pendant les années les plus actives, à toute vie personnelle ?
Si la maternité est un esclavage pour les femmes et si on le leur dit, leur montre et démontre, alors elles peuvent y échapper. Et si elles y échappent alors dans une certaine mesure, elle se libèrent parce qu’elles rompent avec l’un des principaux outils ou des principales armes de leur oppression spécifique.
On dénonce le rôle de la mère comme « la courroie de transmission de l’oppression des femmes ». Seulement, par la suite, dans les années 76-80, c’est un tout autre point de vue qui émerge. La maternité est poétisée, on décrit les relations charnelles, les sensations, les sentiments, la fusion des corps … Le virage est à 180°.
Entre sensiblerie ou rejet individuel de la maternité, la solution est collective. Les femmes ont des enfants, c’est un fait : aidons-nous, réfléchissons ensemblE. La gestion des enfants n’est pas problématique, elle est politique.
Lisez la suite de cette entrée »
Comments Off |
Histoire, Réflexions |
Permalien
Publié par Libération des femmes
juin 5, 2008
La déclaration qui suit [extraits en français, totalité en anglais] date de 1977. Le Combahee River Collective a participé à de nombreuses luttes féministes (contre les stérilisations abusives, pour le droit à l’avortement…) mais aussi de libération des Noirs (Civil Rights, Black nationalism, the Black Panthers). Elles ont dégagé une force de réflexion et d’action collective à partir de la prise de conscience des oppressions simultanées : sexisme, race, classe, hétérosexisme.
“En tant que féministes et lesbiennes Noires, nous savons que nous avons une fonction révolutionnaire explicite à assumer, et nous sommes prêtes pour la vie entière de travail et de lutte que nous avons devant nous.”
Lisez la suite de cette entrée »
Comments Off |
Histoire, Réflexions |
Permalien
Publié par Libération des femmes
mai 7, 2008
“La sorcellerie serait donc en partie due à une misogynie tenace autant dans la culture populaire que dans la culture savante, principale responsable de cette extermination. Elles y sont rendues coupables, comme dans la bible avec la figure d’Eve, de la dénaturation de l’être humain en général, et de l’homme en particulier. (…) La copulation avec Satan, ou avec des démons, rappelle la survivance dans le monde rural des « fiançailles à l’essai », des concubinages, que veulent extirper de la culture populaire les autorités. Le sabbat, cette « fête sacrilège », n’est que la transposition diabolique des fêtes populaires multiples qui débouchaient fréquemment, l’ivresse aidant, sur des débordements sexuels.”
Un texte sur l’histoire de deux siècles de “sexocide”…
Lisez la suite de cette entrée »
Comments Off |
Histoire |
Permalien
Publié par Libération des femmes
avril 30, 2008
“Le bruit de la pluie sur les toits en tuiles était assourdissant. Dans les maisons, on se serrait autour du feu de cheminée, inquiet, silencieux. C’était la terrible nuit de Walpurgis, pendant laquelle les sorcières quittent leurs antres pour aller réciter le sabbat impie et diabolique, la messe noire, dans les sombres forêts et sur les collines désertes…” La nuit de Walpurgis (30 avril-1er mai) est fêtée dans de nombreux pays d’Europe depuis très longtemps, et ce malgré les interdits et excommunications…
Lisez la suite de cette entrée »
Comments Off |
Culture, Histoire |
Permalien
Publié par Libération des femmes
avril 28, 2008
“Les militantes se sont efforcées d’accroître le sentiment de responsabilité communautaire vis-à-vis des femmes qui se battent pour élever leurs enfants seules. Pour elles, il ne fait pas de doute que la compréhension de la condition des Noires pauvres passe à la fois par les mouvements de libération noir et féministe. Elles affirment que la réalité du vécu des plus misérables de leurs soeurs doit être placée au coeur de toute analyse visant à établir une organisation politique de masse.” L’auteure du texte reproduit ici est historienne et professeure à la New-York University. Elle a écrit des critiques sur le black nationalism et le black feminism : ses analyses sont basées sur les rapports entre trois oppressions : race, genre et sexualité. On ne reprochera pas à une universitaire d’oublier l’oppression de classe …
Lisez la suite de cette entrée »
Comments Off |
Histoire, International, Réflexions |
Permalien
Publié par Libération des femmes
mars 8, 2008

C’est à Copenhague en 1910, lors de la 2° conférence internationale des femmes socialistes, que l’allemande Clara Zetkin propose, pour la première fois, d’organiser une Journée internationale des femmes
en vue de servir à la propagande pour le vote des femmes. La conférence réunit une centaine de femmes venues de 17 pays, et adopte aussitôt cette proposition, inspirée des manifestations d’ouvrières qui se sont déroulées aux Etats-Unis en 1908 et en 1909.
Lisez la suite de cette entrée »
Comments Off |
Histoire |
Permalien
Publié par Libération des femmes