Rendez-vous avec une militante de RAWA !

février 1, 2009

Le collectif parisien de soutien à RAWA organise une série de conférences à Paris, et d’autres l’organisent ailleurs aussi (infos dans le communiqué).
Nous ne saurions que trop vous conseiller le rendez-vous du Lundi 16 février 2009 à la Maison des femmes (lieu de rencontre non-mixte), pour celles qui ne sont pas loin.
Le collectif d’organisation écrit que RAWA est une “association apolitique de femmes afghanes luttant pour les droits humains et la justice sociale en Afghanistan”.
Ci dessous la vision de ces femmes afghanes sur la guerre impérialiste subie de plein fouet par leur peuple, et que nous avions traduite il y a quelques temps (et pas du tout apolitique), ainsi que le communiqué du collectif organisateur en question.
On vous laisse en juger, de leur niveau d’analyse et du reste !
La parole des femmes est-elle forcément apolitique et humanitaire ?

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Réflexion en non-mixité.

janvier 14, 2009

Le dimanche 25 janvier, journée rencontre “Féminisme et lesbianisme politique versus la mondialisation/marchandisation – Rien n’est nouveau et on n’est pas les seules”

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“Le privé est politique”

décembre 11, 2008

Ulrike Meinhof  met en avant les contradictions pour les femmes dans leur chemin vers la libération.  La lutte est pour les femmes évidemment sur tous les fronts. En fait, nous n’avons pas le choix : notre quotidien est politique.

Traduction :

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Rien que ça.

décembre 7, 2008

lavenirdumonde


La propriété privée ou la voie vers la vie nouvelle.

décembre 7, 2008

Nous avons toutes des éclairs de survie, des envie de s’exiler dans un monde où on aurait une place. C’est de ces désirs concrets que nous pouvons faire naître un avenir nouveau. Parler entre nous pour comprendre jusqu’où va notre rôle. Disposer ensemble du pouvoir de tranformer cette condition d’asservies en une envie profonde et collective d’oser traverser le fleuve des illusions. Pour voir ce qu’on pourrait faire dans la riche plaine de l’autre côté, et tout ce que nous voudrions inventer comme nouvelles façons de vivre ensemble. “Voir loin, deviner, imaginer. Commencer à lire dans les conditions particulières de l’oppression de la femme le Nouveau qu’il faut inventer. Ce qu’on invente vient toujours de la forme spécifique d’oppression qu’on a subi. La révolte, l’exigence particulière d’affirmation de soi vient de la façon particulière dont la dignité a été refusée, à une classe, à une couche, à une race, à un sexe opprimé. (…) C’est pourquoi il faut enquêter, saisir les aspirations vivantes concrêtes des masses. Comment tous les jours elles inventent (et pas seulement par leur révolte, en creux, mais de façon embryonnaire et positivement) la vie nouvelle. C’est à dire la signification des luttes des femmes. (…)”

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« Je ne suis pas moins en colère mais je m’énerve moins »

novembre 13, 2008

Pourquoi la non-mixité ? “Le Torchon brûle” dans son premier numéro en 1971 publiait l’article ci-dessous, qui ne répond pas du tout à la question ! C’est un témoignage qui parle plutôt de l’effet de la prise de conscience féministe sur la vie quotidienne, et qui montre à quel point l’oppression patriarcale handicape la vie des femmes. Les femmes se mésestiment et se sentent souvent limitées intellectuellement. Entre elles, les femmes prennent la parole, et leur perception d’elles-mêmes change ! Elles découvrent le plaisir d’être fières et dignes : la tête haute et la démarche assurée. « Dans la rue je marche mieux. J’ai l’impression de marcher sur mes deux jambes. » « J’ai retrouvée ma voix »

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Elle a tué son père néo-nazi.

octobre 16, 2008

Un si long silence. Légitime défense, violence sur les femmes, fascisme. Ce fait divers posait beaucoup de questions. Ida n’a pas tué son père parce qu’il était néo-nazi. Néanmoins, cet évènement met en lumière une réalité. La place que la théorie fasciste réserve aux femmes est révélée ici : à genou, au foyer, à s’occuper de faire grandir des filles soumises et des garçons forts et virils. Mais voilà, cela ne marche pas à tous les coups.


La fureur d’une femme fait peur.

octobre 13, 2008

Blandine Lejeune a écrit : (…) Les femmes ont davantage leur place dans les métiers qui touchent à la vie, à l’enfance, à l’éducation, à la famille. Elles dérangent dès qu’elles côtoient la mort, le sang, la violence. (…) Cependant la fureur d’une femme fait peur, je l’ai souvent constaté. La colère d’une femme est immédiatement perçue comme de l’agressivité. Or de l’agressivité à l’hystérie, il n’y a qu’un pas que les hommes franchissent allégrement. (…) Et si l’on considère l’ambition chez un homme comme une qualité, chez une femme, elle est synonyme d’arrivisme. Eh bien soit, j’étais arriviste. (…)

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LA TERRE D’ABORD !

septembre 21, 2008

Judi Bari est sur “La Terre D’abord!” !

Excellent blog qui aborde la libération de la planète, la libération animale, le véganisme et le mouvement vegan straight edge.

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Quand des femmes tuent leurs conjoints.

septembre 18, 2008

Ci-dessous un autre chapitre du livre “Prisonnières” de Catherine Erhel et Catherine Leguay (1977), intitulé “les meurtres”. Les auteures parlent de la violence quotidienne -habituelle, subie- et déroulent le cheminement qui de là peut mener à la violence apparemment subite et surtout définitive.

“Lorsque la femme subit la violence sans riposter, un jour c’est trop, et trop, c’est TROP. Une saturation qui fait entrer dans le geste violent de la femme une dimension de légitime défense, que ce soit pour sa protection physique ou pour tenter d’intervenir sur le cours des choses, cessant d’être l’habituelle et docile victime. La réponse se déclenche, imprévue et imprévisible devant un pouvoir, peut-être plus intolérable ce jour-là. (…) Plus qu’un calvaire, c’est une non-vie : une alternance de tempêtes et d’eaux endormantes et trompeuses, où l’identité se dissout, flotte, erre, sans ancrage et sans repère. (…) Quelle revendication de vie, d’autonomie dans le meurtre, ce geste de mort, mais aussi cette décision définitive de rompre une situation, une reprise en main de sa vie, une nouvelle estime de soi.”

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Le patriarcat jusque dans les assiettes.

juillet 27, 2008

La nourriture est le symbole premier du statut social. Quand une société attache de l’importance a quelqu’un, elle le nourrit bien. (…) Les femmes rurales produisent plus de la moitié de la nourriture cultivée et ne possèdent que 2% des terres. (…) 70% des victimes de la faim sont des femmes …

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“Je ne suis pas folle !”

juillet 7, 2008

“Les femmes de Stepford”, roman d’angoisse écrit en 1972 par Ira Levin parle de la difficulté d’une femme devant l’abîme sans fin de la prise de conscience. Maintenant elle sait. Et rien ne sera plus jamais comme avant. Comment continuer à subir quand on sait ? Voilà pourquoi les femmes préfèrent ne pas savoir. Une seule solution : trouver des alliées. Quand on commence à savoir, il faut se battre pour survivre. Sinon l’entourage rend la vie impossible. “Je ne suis pas folle” se dit Johanna, l’héroïne du roman.

La transformation des êtres en machines et l’aliénation brute suinte directement de la mère patrie, au coeur de la bête capitaliste, propulsée par la plus haute technologie mise au service de la barbarie patriarcale avec ses rêves morbides de contrôle total sur le corps et l’âme des femmes.

Analyse et résumé du roman, ci-après.

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Mère et féministe ?

juillet 1, 2008

Dans les années 70, le mouvement féministe analyse la maternité comme un esclavage des femmes. A l’époque, la majeure partie des militantes n’a pas d’enfant, et l’heure est à la lutte pour l’avortement. La position radicale de libération individuelle est dans le refus pur et simple de la fonction de mère.

Il en faut de l’amour, n’est-ce pas, pour accepter de se transformer en machine à soigner, pour renoncer, pendant les années les plus actives, à toute vie personnelle ?

Si la maternité est un esclavage pour les femmes et si on le leur dit, leur montre et démontre, alors elles peuvent y échapper. Et si elles y échappent alors dans une certaine mesure, elle se libèrent parce qu’elles rompent avec l’un des principaux outils ou des principales armes de leur oppression spécifique.

On dénonce le rôle de la mère comme « la courroie de transmission de l’oppression des femmes ». Seulement, par la suite, dans les années 76-80, c’est un tout autre point de vue qui émerge. La maternité est poétisée, on décrit les relations charnelles, les sensations, les sentiments, la fusion des corps … Le virage est à 180°.

Entre sensiblerie ou rejet individuel de la maternité, la solution est collective. Les femmes ont des enfants, c’est un fait : aidons-nous, réfléchissons ensemblE. La gestion des enfants n’est pas problématique, elle est politique.

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Mères assassines ?

juin 24, 2008

La société ne prend pas en charge -ou très peu- et rejette les personnes handicapées. Les enfants handicapés sont toujours -voire totalement- à charge des parents -et le plus souvent de la mère. Comme les nourrissons, les enfants en bas âge : pour lesquels on suppose que la fusion entre la mère et l’enfant crée un lien particulier, que donc le père ne doit pas trop interférer, ou doit savoir s’effacer un minimum, ou est purement absent. Seulement voilà : c’est dur et c’est un travail à PLEIN temps. Des mères étouffent et voient comme unique solution la disparition du “problème”. Que dit la justice ? Elle comprend. La “mère-tueuse” de sa fille handicapée de 26 ans est un cas d’école. La mère est seule face à la maladie grave et les souffrances de sa fille, la mère est détruite physiquement et moralement, mais au vu de l’opinion publique : elle est courageuse. Finalement : tuez-vous à faire grandir vos enfants, et si c’est trop dur : tuez-les. L’Etat comprendra. Bref, dans ce cas, la société cautionne des pratiques eugénistes et la destruction psychologique des mères. Dans d’autres cas d’infanticides de nourrissons : la société punit ou déclare les mères malades et monstrueuses. Le problème n’est pas juridique : c’est un problème social ! Ses racines sont : la solitude des mères, l’individualisation de l’éducation, la mise au ban des handicapés.

Mères dévouées, mères absentes, infanticides ?

Soyons solidairEs face à l’éducation. Réflexion et organisation collective !

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Enfermement et transformation.

juin 19, 2008

Le texte qui suit est un chapitre du livre “Prisonnières” (1977) enquête sociale faite par deux femmes elles-mêmes emprisonnées, Catherine Erhel et Catherine Leguay. La mère remplit sa fonction de reproduction de la force de travail : plier les enfants aux impératifs de la société telle qu’elle est. La femme qu’elle est aussi, est opprimée par le patriarcat. La femme-mère reproduit un système -capitaliste et patriarcal- qui l’opprime, la réduit et la nie en tant que personne autonome.

Les femmes peuvent transformer ensemblE le rôle de reproduction qu’on leur a assigné, en une force pour se libérer.

” Dans une famille idéale, telle que la représente l’imagerie publicitaire et idéologique dont nous sommes nourries dès notre enfance, les hommes travaillent, les enfants sont beaux, gentiment turbulents, réussissent à l’école, et la femme est le pilier du bonheur familial.

L’image de la famille idéale, la définition sociale de ce que chacun devrait être et faire, intervient pour occulter les vraies causes de l’oppression des femmes (…) La Famille-Heureuse est un mirage qui, par ses aspects séduisants, exerce une véritable fascination. Une fascination qui se retourne en oppression pour la classe ouvrière, puisque c’est un modèle qui correspond au mode de vie de la bourgeoisie, au mode de domination de la bourgeoisie.

Dans sa vocation d’éducation la mère est essentiellement répressive et conservatrice. Elle mate, elle dresse ; elle canalise l’énergie un peu anarchique des enfants dans des rapports affectifs (…)

La mère porte en écharpe les valeurs qui la nient en tant que femme ; elle les met en pratique et cherche à s’y réaliser. Elle se fait par là même l’instrument de sa propre domination.”

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Combahee River Collective.

juin 5, 2008

La déclaration qui suit [extraits en français, totalité en anglais] date de 1977. Le Combahee River Collective a participé à de nombreuses luttes féministes (contre les stérilisations abusives, pour le droit à l’avortement…) mais aussi de libération des Noirs (Civil Rights, Black nationalism, the Black Panthers). Elles ont dégagé une force de réflexion et d’action collective à partir de la prise de conscience des oppressions simultanées : sexisme, race, classe, hétérosexisme.

“En tant que féministes et lesbiennes Noires, nous savons que nous avons une fonction révolutionnaire explicite à assumer, et nous sommes prêtes pour la vie entière de travail et de lutte que nous avons devant nous.”

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Lesbiennes féministes : des propositions politiques.

juin 1, 2008

Les hétéros féministes ont plus de mal à admettre la nécessité de la non-mixité, dans la lutte de libération des femmes, que les lesbiennes féministes qui la vivent au quotidien. Les gays peuvent-ils être des alliés objectifs des lesbiennes ? Le système patriarcal produit les violences masculines. Mais les hommes ne sont pas “naturellement” violents. Les lesbiennes ont souvent été invisibilisées, le couple lesbien nié. Elles sont doublement opprimées par le patriarcat : en tant que femmes et en tant que lesbiennes. Cela en fait-il des féministes plus radicales ? Voici un texte qui survole ces différentes questions.

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Révisionnisme et prostitution : les chinoises au milieu.

mai 21, 2008

Les prostituées “indépendantes” -libérales- et les féministes pro-prostitution nous disent que la traite, les macs et les violences, ce sont des clichés qui datent. Elles nous affirment qu’aujourd’hui, la grande majorité des prostituées en France, font ce métier par choix, par envie, et surtout qu’elles ne sont absolument plus des victimes. Certaines ["Les Putes" et "Droits et Prostitution"] en viennent même à défendre leurs clients -leur business- par un douteux “Touche pas à mon client!”. Effectivement, sans client : pas de prostitution. Mais l’inverse est vrai aussi : sans oppression des femmes, sans patriarcat et sans domination masculine : pas de clients potentiels ni de prostitution. Et les chinoises qui arpentent les trottoirs de Paris pour payer leurs dettes, en essayant d’éviter les contrôles de papiers, elles s’y connaissent en oppression. Par contre le choix, l’envie et l’indépendance …

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“Libération sexuelle” : pour qui ?

mai 13, 2008

“(…) la pornographie, la prostitution, les techniques sexologiques, tout comme le tabac, l’alcool et les tranquillisants, jouent le rôle de soupape de sécurité”. Le texte qui suit date de 1975 et tranche avec les positions actuelles mi-figue mi-raisin en vogue dans la mouvance “libertaire”. Il parle de la soi-disant libération sexuelle, du porno, des relations de séduction, du sado-masochisme. Le texte est lourd dans l’écriture, répétitif et psychanalysant. Le patriarcat parait n’être perpétué par personne, les hommes sont “profiteurs du système” bien malgré eux, tous dans le même bâteau : il n’est pas question ici d’oppression spécifique des femmes. Néanmoins, la vision de la “libération sexuelle” par une femme, avec le regard de l’époque, est concrète. L’idée d’échanges -affectifs et physiques- sincères parce que partagés entre deux individus autonomes : Mathilde Niel parle ici de VRAIE libération sexuelle.

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Prises de conscience.

avril 28, 2008

“Les militantes se sont efforcées d’accroître le sentiment de responsabilité communautaire vis-à-vis des femmes qui se battent pour élever leurs enfants seules. Pour elles, il ne fait pas de doute que la compréhension de la condition des Noires pauvres passe à la fois par les mouvements de libération noir et féministe. Elles affirment que la réalité du vécu des plus misérables de leurs soeurs doit être placée au coeur de toute analyse visant à établir une organisation politique de masse.” L’auteure du texte reproduit ici est historienne et professeure à la New-York University. Elle a écrit des critiques sur le black nationalism et le black feminism : ses analyses sont basées sur les rapports entre trois oppressions : race, genre et sexualité. On ne reprochera pas à une universitaire d’oublier l’oppression de classe …

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