C’est quoi être des femmes au quotidien ? Pourquoi les femmes n’ont pas d’humour sur certaines blagues vieilles comme le monde ? Rires gras accompagnants ces fables vulgaires. Et depuis toutes petites, s’entendre définir : chiantes, pisseuses émotives, forcément longues à comprendre, quand ce n’est pas (le plus souvent finalement) des fantasmes ambulants, pour parler joli.
Que la première qui ne supporte plus se mette à hurler, et les autres pourront voler à son secours.
Au Moyen-Age, la masturbation seule ou en couple était largement pratiquée par les deux sexes, parfois à visée contraceptive.
Vers 1750, un peu avant la Révolution, s’installe progressivement l’interdit de la masturbation, mais cette prohibition ne vise au début que les hommes.
Ulrike Meinhof met en avant les contradictions pour les femmes dans leur chemin vers la libération. La lutte est pour les femmes évidemment sur tous les fronts. En fait, nous n’avons pas le choix : notre quotidien est politique.
… de perfection des corps, que le système capitaliste vend aux femmes, n’est rien d’autre que l’occupation de nos cerveaux.Rester présentable-désirable dans toutes les situations demande du temps et de l’organisation. Les régimes amaigrissent l’esprit critique. Lisons, analysons, discutons – Lisons, analysons, discutons …
La dernière émission des marseillaises, le “complot des cagoles” parle du plaisir. Du point G introuvable, de la masturbation qui ne file plus la jaunisse, de la pénétration soi-disant obligatoire pour que les femmes jouissent. Les “love-shop” sont sensés être des sex-shop au féminin : évidemment, pour les femmes il n’est plus question de sexe mais d’amour. Les premières études sur le plaisir des filles sont arrivées très tard. En 1976, un rapport disait que 98% des femmes n’atteignent pas l’orgasme par pénétration. Les chiffres ont changé par la suite …
“(…) la pornographie, la prostitution, les techniques sexologiques, tout comme le tabac, l’alcool et les tranquillisants, jouent le rôle de soupape de sécurité”. Le texte qui suit date de 1975 et tranche avec les positions actuelles mi-figue mi-raisin en vogue dans la mouvance “libertaire”. Il parle de la soi-disant libération sexuelle, du porno, des relations de séduction, du sado-masochisme. Le texte est lourd dans l’écriture, répétitif et psychanalysant. Le patriarcat parait n’être perpétué par personne, les hommes sont “profiteurs du système” bien malgré eux, tous dans le même bâteau : il n’est pas question ici d’oppression spécifique des femmes. Néanmoins, la vision de la “libération sexuelle” par une femme, avec le regard de l’époque, est concrète. L’idée d’échanges -affectifs et physiques- sincères parce que partagés entre deux individus autonomes : Mathilde Niel parle ici de VRAIE libération sexuelle.
Ce 25 mars 2008, une petite fille de 11 mois est décédée suite à de multiples infections (diarrhée, bronchite) restées sans soins. Les parents étaient “adeptes du végétalisme” (sous-entendu faisant partie d’une secte), il est même précisé ici que leur deuxième fille de 9 ans n’était pas scolarisée. Jusqu’à preuve du contraire le manque d’école et de viande n’a jamais tué personne ! Bref le mode d’alimentation de la mère (qui allaitait) n’a rien à voir avec le décès. On en profite pour vous balancer le “guide des conseils pratiques pour les végétaliens pendant la grossesse et l’enfance”.
Les femmes ont un organe rien que pour le plaisir, il s’aprivoise, il s’éduque. Les femmes frigides n’existent pas. Les femmes sont toutes “clitoridiennes”. Le Clitoris, ce cher inconnu est un docu qui vaut le coup, qui contrecarre les clichés habituels sur la sexualité féminine.